Centre de Hartouse

Présentation

Initier des personnes handicapées mentaux à « l’élevage à la main » de perruches et de perroquets (psittacidés). Donner une activité valorisante aux personnes handicapés et les intégrer dans un projet à long terme. Développer leur sens des responsabilités, leur donner une certaine autonomie.

Initiation de l’élevage à la main

Les jeunes perruches et perroquets sont généralement nourris par leurs parents. Mais il arrive que certains parents pour diverses raisons refusent de les nourrir, pour ne pas perdre ces jeunes ils sont alors élevés « à la main ». C’est une technique très instructive et valorisante pour celui qui a réussi à sauver un jeune.

Nous proposons de développer sur partenariat avec le centre de Harthouse en initiant des résidents à cette technique dans le cadre de leurs activités. Nous leur donnerons gratuitement le matériel nécessaire ainsi que les oisillons pour 1 poste de nourrissage. Nous assurons la formation sur place ainsi qu’un suivi hebdomadaire. Les élèves éleveurs auront la possibilité de garder ou de vendre le fruit de leur travail. On peut  envisager la construction d’éleveuses et de volières, on pourra ainsi les initier aux méthodes de reproduction en volière et ainsi les valoriser par cette activité. Le projet est très évolutif car on pourra installer plusieurs postes de nourrissage et construire des volières sur un site de 7 ha qui s’y prête, ce qui constituerait, de plus une attraction pour les résidents du centre.

Elevage à la main

Les nécessités de l’élevage à la main

Les raisons pour lesquelles un éleveur a recours à l’élevage à la main sont multiples :

  • Abandon des parents ;
  • Inexpérience des géniteurs conduisant à la malnutrition des jeunes ;
  • Maladie, accident ou décès d’un adulte ;
  • Aberrations comportementales de la part des parents ;
  • Désir d’obtention de jeunes oiseaux plus ou moins imprégnés à l’homme ;
  • Souhait d’amélioration du rendement à court terme du couple reproducteur par induction d’un nouveau cycle de reproduction

Les matériel nécessaire

Ces dernières années ont vu se mettre en place une technicité de plus en plus pointue inhérente aux divers appareillages et produits facilitant l’élevage à la main. Eleveuses, pâtées d’élevage, sondes diverses, thermomètres et hygromètres… sont à présent fournis par diverses marques.

Le but de cet article étant d’éclairer les plus inexpérimentés, l’éleveur néophyte trouvera ci-dessous une liste d’ustensiles de base:

  • Une éleveuse du commerce (conseillée si on doit nourrir de très jeunes oiseaux ) ou fabriquée artisanalement ;
  • Un thermomètre;
  • Un hygromètre ;
  • Une balance précise au gramme ;
  • Des sondes gastriques (plusieurs calibres existent) ;
  • Des seringues (de plusieurs capacités) ;
  • Des pipettes ;
  • Des pots en verre ;
  • Des bacs en plastique
  • Des pro-biotiques en poudre ;
  • De la Bétadine ;
  • Des cotons-tige ;
  • Des enzymes digestives en poudre ;
  • De la Mycostatine : prévention des infections à Candida albicans (surtout chez Eclectus, Tanygnatus et Probosciger)
  • Des désinfectants (pour les mains, les ustensiles de nourrissage, l’éleveuse), ici aussi le commerce fournit des produits spécialement étudiés.
  • Du papier de cuisine;
  • De l’eau faiblement minéralisée (type VOLVIC) car se rapprochant le plus du liquide physiologique;
  • De la pâtée d’élevage fraîche ;

Les protocoles d’élevage

Règles générales
  • Peser les oisillons chaque jour (avant le premier nourrissage du matin) et noter l’évolution pondérale afin de la comparer aux courbes de croissance standard
  • Surveiller l’état de remplissage du jabot (révélateur de problèmes liés au transit intestinal) ;
  • Toujours désinfecter les ustensiles de nourrissage après leur utilisation ;
  • Se nettoyer et désinfecter les mains avant chaque séance de nourrissage ;
  • N’utiliser que des produits frais ;
  • Placer dans différents bacs les poussins issus de nichées différentes ;
  • Changer la litière a chaque nourrissage ;
Températures

Quand les plumes recouvrent les ailes, la tête et une partie du poitrail: 25 à 28°C (T° ambiante de la pièce d’élevage). A partir de ce moment l’ajustement de la température se fera en fonction du comportement des oisillons:

  • Température trop haute: Ailes écartées, peau rougeâtre, oisillons écartés les uns des autres, becs ouverts;
  • Température trop basse: Oisillons regroupés et toujours léthargiques;
  • Température idéale: Oisillons dormants côte à côte mais avec un contact physique minimum.

Pour savoir si la température est suffisante, placer l’aile entre ses lèvres, on doit alors ressentir une légère chaleur (ni tiédeur, ni froideur). Considérer également qu’un oisillon élevé seul aura besoin d’une température plus élevée qu’un groupe.